lundi 31 octobre 2016

++31/10 - LE PARTI PIRATES D'ISLANDE ET D'AILLEURS. 
L’Islande peut être le laboratoire de la démocratie


De quoi satisfaire les abstentionnistes, 60% en 2009 en France.
"Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution."

Dandy Pirates sur les terres de Von Zeppelin

Parti pirate (France)
Pour les autres articles nationaux ou selon les autres juridictions, voir Liste des partis pirates.
Le Parti pirate (PP) est un parti politique adhérent au Parti pirate international, fondé en France en 2006 sur le modèle de son homologue suédois le Piratpartiet. Sa devise est « liberté, démocratie, partage ».
Son programme se développe sur la base de la protection des droits et libertés fondamentales, aussi bien dans le domaine numérique qu'en dehors. Les thèmes de campagne mis en avant pendant les élections législatives de 2012 sont la légalisation du partage hors marché, la lutte contre le fichage abusif, l'indépendance de la justice, la transparence de la vie politique et l'ouverture des données publiques.
Le site :
---------------------------
Un mouvement parti de suède.
40% de leur électorat viennent de gens qui ne votaient pas.
Le Parti Pirate Suisse à Prague pour l'assemblée du Parti Pirate International (TSR)  Vidéo du 15 avril 2012, au téléjournal du 19:30 de la télévision suisse romande (TSR)
---------------------------
"Pirater la démocratie. les gens pour qui on vote sont des escrocs"
Éric Mahuet, Parti pirate : «le seul parti qui peut rétablir la démocratie»
Éric Mahuet est tête de liste du Parti Pirate dans le Sud-ouest aux élections européennes. Cette formation politique a pour leitmotivs l’accès à la culture, la défense des libertés et la « mise à jour » de la démocratie. Le candidat présente le concept de « démocratie liquide » reposant sur la confiance entre citoyens. Il dénonce également le fonctionnement de la commission européenne et appelle à « mettre un grand coup dans les urnes. »
-------------------------------
LE PARTI PIRATE SUEDOIS
Un reportage de François Roulet (montage Sandro Milone) pour la télévision Suisse Romande, dans le cadre de l'émission Nouvo. Ce parti a obtenu 2 siège (et environ 7% des voix au dernières élections européennes. 
---------------------------

Belgique : le parti pirate à l'abordage
En 2009, deux membres du parti pirate suédois font leur entrée au Parlement européen. Pour les élections du 14 octobre en Belgique, il y aura plusieurs listes du parti pirate
---------------------------
L'Islande offre au Parti pirate un succès électoral inédit
Le parti Pirate islandais, mouvement activiste qui prône l'accès libre à la culture et à l'information, a le vent en poupe. Lors des élections nationales du dimanche 28 avril 2013, il est devenu le premier de son genre à gagner des sièges au Parlement.
 ---------------------------
Le Parti pirate : nouveau phénomène politique en Europe

-----------------------------------------------------------
LE PARTI PIRATES D'ISLANDE. 
L’Islande peut être le laboratoire de la démocratie

L'anti-parti né de la crise de 2008 et d'un mouvement de révolte contre la malgouvernance veut assainir "la plus vieille démocratie du monde".
Par Yves Cornu - 28/10/2016
Les élections législatives anticipées qui ont lieu ce samedi en Islande pourraient accoucher d'une coalition inédite, menée par le Parti pirate (Piratar dans la langue de Björk). Les Islandais n'ont pas le monopole de ce genre de formation anti-système et adepte de la démocratie directe, puisque le premier pays à arborer le drapeau noir a été la Suède, il y a une dizaine d'années. En revanche, jamais ces francs-tireurs de la politique n'ont pu accéder au pouvoir.

Rejet du système
Les Islandais s'enorgueillissent d'avoir le plus vieux parlement du monde, l'Althing, dont les premières traces remontent au Xe siècle. Autant dire qu'il aura fallu un traumatisme national majeur pour que 20 % d'entre eux envisagent de remettre en cause un ordre multiséculaire pour se ranger sous la bannière d'une formation à la structure aléatoire et dont le programme se résume à une poignée de commandements.
À elle seule, la crise de 2008 suffirait à justifier ce mouvement de révolte. Dans la foulée de Lehman Brothers, les trois principales banques du pays, excessivement endettées, s'étaient effondrées. Avec les mêmes conséquences que dans bien d'autres pays, en pire : décrochage de la monnaie, chute spectaculaire du PIB, faillites en cascade, etc. Au printemps dernier, les insulaires ont eu une nouvelle mauvaise surprise avec les révélations contenues dans les Panama Papers. Ils ont alors découvert que plusieurs dirigeants de premier plan étaient détenteurs de sociétés ou de comptes offshore, à commencer par le chef du gouvernement de centre droit, Sigmundur David Gunnlaugsson, finalement contraint à la démission.
Le rejet du système qui en a découlé chez un certain nombre d'électeurs n'a pas été moins significatif que dans d'autres pays, mais il s'est exprimé de façon plus policée. Quand ils ont manifesté leur colère devant le parlement, ce ne sont pas des pierres ou des cocktails Molotov qu'ils ont lancés, mais des yaourts. Et les Piratar, qui prospèrent sur ce désenchantement, n'ont pas la dimension irrationnelle et le mode de fonctionnement sectaire qui caractérisent le Mouvement 5 étoiles en Italie.

Laboratoire insulaire
Poétesse un peu gothique sur les bords, Birgitta Jónsdóttir, qui a fondé le parti en 2012 après s'être forgé une conscience en qualité de porte-parole de WikiLeaks, reconnaît que la ligne politique se limite à quelques exigences non négociables : adoption d'un projet de nouvelle Constitution conçue par les citoyens, transparence de la vie publique, lutte contre la corruption, protection des libertés individuelles, instauration d'un revenu minimum universel, séparation de l'Église et de l'État.
Si le verdict des urnes leur est favorable, les Pirates s'associeront avec quatre autres formations de centre gauche, faisant du même coup de l'Islande un laboratoire que les partis frères dans d'autres pays européens observeront avec quelques arrière-pensées.
---------------------------
Birgitta Jónsdóttir - We, the people, are the system - en anglais
---------------------------
Extrait du documentaire sur le Parti Pirate à Rennes
Une séquence tournée lors de la campagne des municipales à Rennes, où les pirates se présentaient sur une liste citoyenne.
---------------------------
Des rebelles, ces islandais !
Jugée trop grosse, Miss Islande claque la porte d'un concours de beauté

---------------------------
Birgitta Jonsdottir : « L’Islande peut être le laboratoire de la démocratie »
Birgitta Jonsdottir était de toutes les manifs qui ont fait chuter le pouvoir précédent. Elue, elle promeut la mobilisation « online » pour « exploiter les failles du système ».
Par Pascal Riché Cofondateur. Publié le 06/10/2012

(De Reykjavik) Chômage en baisse rapide, croissance qui accélère... L’Islande se remet plutôt bien de la crise financière qui l’a mise à terre en 2008 : ses trois banques s’étaient effondrées, la couronne avait plongé, le PIB avait chuté de plus de 10% pendant deux ans.
Les Islandais ont vite repris leur destin en main, forçant la chute du gouvernement (dominé par la droite), élisant un gouvernement de centre-gauche et mettant sur les rails un nouveau texte constitutionnel, selon un processus original. Le 20 octobre, ils sont invités à voter sur certains points clés de cette réforme constitutionnelle.
Derrière plusieurs des récentes initiatives démocratiques islandaises, on retrouve une femme hors du commun :  Birgitta Jonsdottir, 45 ans, se définit comme une « anarchiste pratique », « poéticienne plus que politicienne ».
Elle était de toutes les manifestations pour faire tomber le gouvernement conservateur, considéré comme responsable de la crise. Elle s’est ensuite fait élire au parlement, sous l’étiquette du Mouvement, un nouveau parti qui se vante de n’avoir aucun « membre », juste une liste d’e-mails. Une fois élue, Birgitta Jonsdottir a poussé le processus constitutionnel et fait adopter une loi poussant très loin la liberté d’information, lInitiative islandaise pour la modernisation des médias, qui l’a rendue célèbre dans le monde entier. 
Elle a également défendu la cause de WikiLeaks, dont elle a été la porte-parole. La justice américaine a ordonné à Twitter de livrer aux autorités le contenu de ses échanges, dans le cadre de l’enquête ouverte sur la fuite des télégrammes diplomatiques américains. Aujourd’hui, Birgitta Jonsdottir tente de lancer en Islande un Parti des pirates.
Nous l’avons rencontrée dans son bureau du parlement (« Althing »), aux murs couverts d’articles et d’affiches liés à ses aventures militantes. L’interview s’est poursuivie dans le café Paris, en face du parlement, de l’autre côté de la place où s’étaient déroulées les manifestations fatidiques de janvier 2009.
Interviewer : Je sors d’une conversation avec un marin, qui a tout perdu avec la crise : son appartement, son boulot, sa femme. Il est en colère, y compris contre l’actuel gouvernement...
Birgitta Jonsdottir : C’est le destin des gouvernements de gauche de nettoyer le bordel laissé par les gouvernements de droite, puis d’être l’objet de toutes les critiques. Je dis cela alors que je ne participe pas à ce gouvernement et que je ne suis même pas « de gauche » – je ne vois pas la politique en termes de gauche et de droite.
Le problème du gouvernement, c’est qu’il n’est pas simple de reconstruire sur un terrain pourri. Il ne faut pas chercher à ressusciter l’ancien système, il faut en construire un nouveau. Prenez ce qui se passe en Europe : ils essayent de faire fonctionner un système qui est complètement « dysfonctionnel ». Cela ne peut qu’empirer, parce qu’ils ne veulent pas le reconnaître.
En Islande, nous avons un avantage : la bureaucratie est très légère, et nous avons la possibilité de changer les lois rapidement. L’Islande peut être le laboratoire de la démocratie. Nous sommes en tout cas perçus comme tel par beaucoup de gens, qui suivent avec espoir ce que nous entreprenons.
Mais il faudrait dissiper chez eux certaines illusions. Par exemple, si vos banques n’ont pas été sauvées, ce n’était pas vraiment un choix assumé...
Birgitta Jonsdottir lors d'une manifestation non violente, le 2 octobre 2012
Birgitta Jonsdottir lors d’une manifestation non violente, le 2 octobre 2012 - Pascal Riché/Rue89
Les bonnes formules sont parfois imposées par les circonstances. Pour ce qui est des banques, le fait de les laisser tomber n’était pas volontaire. C’est arrivé uniquement parce que le gouvernement n’a pas trouvé d’argent pour les sauver : aucun autre pays n’a alors voulu lui en prêter. Cela a mis en colère beaucoup de gens, mais en réalité, ce fut la meilleure chose qui puisse nous arriver. Aujourd’hui, des gens mettent la liquidation des banques au crédit du gouvernement d’alors, mais c’est un mythe.
Quelles sont les idées experimentées dans le « laboratoire » islandais qui pourraient être utiles dans de plus grands pays, comme la Grèce, l’Espagne ou la France ?
Chaque pays doit trouver ses propres formules pour agir. Mais vous pouvez vous inspirer des méthodes d’action que nous utilisons. Une de ces méthodes, par exemple, c’est de chercher à exploiter les failles du système. C’est ainsi que nous avons stoppé Icesave [les Islandais ont refusé, par réferendum de rembourser les gouvernements britanniques et néerlandais pour les pertes des épargnants ayant confié leurs économies à la banque en ligne islandaise Icesave, une filiale de Landsbanki, ndlr]. Le président d’Islande a déclaré qu’il ne pouvait pas signer une loi s’il y avait un fossé trop important entre le parlement et le peuple. Il nous suffisait alors de réunir une pétition démontrant l’existence de ce fossé. C’est ainsi qu’il a dû soumettre l’accord Icesave au référendum, à deux reprises. Et que le peuple l’a rejeté deux fois. C’est ce genre d’outil légal qui peut être exploité : dans chaque pays, il faut les chercher.
Autre exemple : en dépit de toutes les promesses des partis, il n’y avait pas eu de changement de Constitution. Aujourd’hui, le processus est en marche. Certains partis nient le fait que l’initiative soit venue du peuple, mais je peux vous dire que c’est bien le cas : j’ai participé à toutes les manifestations, depuis la toute première, où nous étions une dizaine, juste après le krach : il y avait plus de journalistes étrangers que de manifestants. J’ai suivi tout le processus, et je connais l’esprit de cette réforme : il s’agit de créer une vraie séparation des pouvoirs, d’empêcher les élus d’agir dans leur propre intérêt, de protéger les ressources naturelles...
Cela fait longtemps que l’on parle ici de changer une Constitution léguée par le roi du Danemark...
On en parlait entre universitaires et politiciens, mais c’est la crise qui a permis d’agir. Les gens, avant, s’en fichaient un peu. Ils ne connaissaient même pas la Constitution : personne n’en possédait le texte à la maison. Mais ils ont compris qu’on avait vraiment besoin d’une telle réforme. Et la façon dont nous avons mené le processus constitutionnel est formidable. J’en suis si fière ! La Première ministre, il faut lui faire ce crédit, s’y est énormément investie.
Est-ce que les propositions sont vraiment venues des Islandais, comme on l’a dit ? Une réforme constitutionnelle « participative » et « online » ?
Beaucoup de gens ont proposé des amendements via Facebook ou par e-mail. Le processus était entièrement ouvert. Il y a eu d’abord un forum, avec près de 1.000 participants. Et quand 1.000 personnes participent, vous arrivez à saisir l’esprit d’une nation. Le parlement, lui, avait été incapable de conduire cette révision, car trop de politique entrait en jeu.
Cette réforme représente un petit pas vers la démocratie directe. Mais il y a encore de gros trolls sur le chemin. L’un de ces plus gros trolls est le Parti de l’indépendance [conservateur, ndlr] qui souhaite faire dérailler le processus. A l’écouter, laisser le peuple décider de sa Constitution serait inconstitutionnel !
Le mariage gay en Islande
L'Islande est le neuvième pays à avoir accepté le mariage homosexuel. Une loi a été votée en ce sens le 11 juin 2010, à l'unanimité des parlementaires. La Première ministre Johanna Sigurdardóttir a alors transformé en mariage le contrat d'union civil qui la liait à sa partenaire.
Si l’Islande peut jouer le rôle de laboratoire, c’est parce que nous sommes un microcosme : nous avons toutes les institutions d’un pays, mais nous sommes petits et nous pouvons atteindre plus rapidement, en mobilisant les citoyens, la masse critique nécessaire pour forcer des changements. Prenez par exemple l’histoire du long combat des homosexuels en Islande. J’ai des amis qui ont choisi d’émigrer parce qu’il leur était difficile de vivre ici. Aujourd’hui, c’est tellement bien accepté que la Première ministre est ouvertement gay, sans que cela ne soit plus commenté par personne. Tout le monde s’en fiche. Ce fut un long combat, avec des petits pas, mais tout à coup, clac, c’était un problème réglé. Les changements peuvent survenir très vite, car le nombre de gens à convaincre est réduit en Islande.
Les réformes sont-elles donc impossibles dans des pays très peuplés ?
Non, je ne les pense pas impossibles. Vous pouvez dans ces pays vous appuyer sur des communautés moins larges que la nation, par exemple. 
L’une des raisons des grandes manifestations que vous connaissez en France, par exemple contre le nouveau traité européen, c’est que les gens comprennent que le système ne nous sert plus : il se sert lui-même. Et cette conviction se propage sur Internet, d’une personne à l’autre, grâce aux réseaux sociaux. Le système est devenu trop gros et il ne peut plus bouger. Regardez l’administration de la Commission européenne : 40.000 personnes, impossibles à licencier, payant des impôts très réduits. Notre démocratie a été détournée par des bureaucrates. Où sont dans cette machine les gens ordinaires ? Qui porte la voix des agriculteurs ? Des infirmières ? Des personnes âgées ?
Si l’on prend conscience de ces dérives, la transformation est possible. Nous en donnons l’exemple en Islande. Mais la taille des pays n’est pas un problème : vous pouvez aussi atteindre la masse critique dans vos pays. Et dans ce monde global, où l’information circule, vous pouvez donner l’exemple. Chacun s’observe et échange les expériences : regardez ce qu’ils ont fait en France. Ou en Egypte. Ou aux Etats-Unis...
Car personne ne veut vivre comme un esclave salarié, personne ne veut que l’avenir de ses enfants soit impossible. Personne ne peut accepter que de grands groupes comme Monsanto aient des brevets sur ce qui est dans notre panier de courses... C’est pourquoi des gens se bougent, sous diverses formes : le mouvement « Occupy », les Pirates, les Anonymous...
Le bon échelon, pour transformer la société, ce sont les villes ?
Oui, dans les villes, dans les quartiers, on peut faire beaucoup de choses. Ici, nous avons ainsi fait l’expérience du « meilleur Reykjavik » [une plateforme participative en ligne permettant aux citoyens de suggérer des réformes à la municipalité, ndlr]. Les cinq meilleures idées ou demandes sont examinées chaque mois, et débouchent parfois sur ces décisions. C’est une expérience brillante, même si le nombre de personnes qui utilisent la plateforme reste encore trop réduit (je suis la deuxième contributrice !) J’ai proposé qu’un pour cent du budget soit réservé par la ville aux propositions issues de cette plateforme.
Je viens d’un petit village d’environ 800 personnes, Thorlákshöfn. Tout le monde y avait un rôle, chacun participait à la communauté. Une fois arrivé en ville, vous êtes déconnecté : vous n’avez plus de rôle, vous pouvez ne jamais connaître vos voisins, vous pouvez ne jamais participer à la communauté. Il faut changer cela aujourd’hui, c’est important compte tenu des menaces qui pèsent sur l’environnement, sur la sécurité alimentaire, etc. Il faut regagner le contrôle de nos vies. On peut agir en développant les initiatives collectives. 
Exemple tout bête : pourquoi aurait-on besoin d’une tondeuse à gazon dans chaque maison ?  Grâce à Internet, agir ensemble n’est plus une utopie.
Internet et les nouveaux outils technologiques suffisent-ils pour recréer de telles communautés ?
Ces outils permettent à des gens déconnectes les uns des autres de se retrouver, de découvrir des idées, de les partager. Des communautés se forment en ligne. La question, c’est comment passer des communautés « online » aux communautés « offline ». Mais cela commence à se produire. Regardez les manifestations qui ont eu lieu en Islande [et qui ont conduit à la chute du gouvernement en janvier 2009, ndlr]. Un groupe de gens a commencé à prendre des casseroles* pour faire du bruit, cela s’est répandu sur Facebook, le mouvement a grossi.http://www.joel-jegouzo.com/article-islande-la-revolution-des-casseroles-76877238.html
Le temps que je ne passe pas sur mon travail parlementaire, je le consacre à mes communautés, à ma vraie résidence qui est sur Internet. Mais quand les gens comprendront qu’on peut bâtir ces communautés non seulement online mais aussi dans le monde réel, un vrai changement sera possible.
Pourquoi dites-vous que votre « vraie résidence » est sur Internet ?
Beaucoup n’ont pas conscience que leur vraie résidence est sur Internet. J’ai ainsi la même adresse e-mail depuis 1995 – je n’ai jamais eu une adresse aussi longtemps dans le monde réel. Toutes mes informations personnelles, secrètes, sont sur Internet. Toutes les traces que j’ai laissées, tous mes voyages, mes communications avec d’autres gens... Il faut prendre conscience de cela, de l’importance qu’occupe notre vie en ligne, de l’importance prise par cet espace qui permet des échanges libres et la diffusion d’idées. Il faut prendre garde à ce que les entreprises et les gouvernements n’en abusent pas, à ce que nos principes continuent à s’appliquer.
Prenez le principe du partage par exemple. Autrefois, je partageais des livres, des chansons avec mes amis. Je pouvais enregistrer des musiques. Je faisais ce que je voulais de mon livre : je pouvais le laisser sur cette banquette, pour qu’il soit lu par quelqu’un d’autre, par exemple. Mais aujourd’hui, s’ils le veulent, ils peuvent autoritairement retirer tous vos e-books de l’étagère !
On ne peut même pas léguer à ses enfants le contenu de sa liseuse ou de son MP3.
Exactement. Nous dormons, nous avons renoncé à tant de droits...
Et si l’on assiste à une telle explosion militante pour une meilleure gouvernance, c’est parce que les gens sont connectés. Une communauté globale se dresse face aux marchés sans frontières, aux grandes entreprises sans frontières, aux tentatives sans frontières d’empêcher les médias de raconter ce qui se passe réellement...
Aujourd’hui, dans les journaux, il y a plus de gens travaillant dans les services juridiques que de journalistes d’investigation. Ce n’est pas normal. Nous avons, en Islande, adopté l’Initiative islandaise pour la Modernisation des médias [Birgitta Jonsdottir en est à l’initiative, ndlr]. Le but premier n’était pas, comme on l’a dit, de bâtir un « havre » pour les médias internationaux, mais de permettre aux médias locaux de mieux informer et de protéger les lanceurs d’alerte. En Grande-Bretagne, il y a aujourd’hui tellement de règlements de conflits hors tribunaux assortis de « gag order » « [injonction interdisant à la presse d’évoquer l’affaire, ndlr] que de nombreuses informations sont cachées au public... Et ces informations interdites concernent souvent des grandes entreprises...
Quelles sont les avancées contenues dans la réforme de la Constitution ?
Le processus constitutionnel
6 novembre 2010  : Forum constitutionnel : pendant une journée, 950 citoyens tirés au sort dressent, par tables de 10, les valeurs fondamentales de l'Islande.
30 novembre 2010 : 25 citoyens sont élus, sur 522 candidats, pour former l'assemblée constituante (l'élection sera invalidée par la Cour suprême pour des raisons techniques, mais continuera son travail à titre consultatif). Les citoyens sont consultés par Internet.
20 octobre 2012 : consultation par référendum des citoyens sur le projet de Constitution.
Le parlement devra voter une première fois le texte, puis le revoter, sans changement, après les prochaines élections, en 2013.
J’ai évoqué la séparation des pouvoirs et le fait que les ressources naturelles, qui sont au cœur de l’économie islandaise, appartiennent au peuple. Autre avancée : la possibilité de provoquer un référendum à l’initiative d’une partie de la population, j’espère pas plus de 10%. Enfin, la liberté de l’information sera aussi intégrée dans la Constitution, et tout refus de donner des informations, de la part de l’administration, devra être motivé...
Le 20 octobre, les Islandais seront invités à voter sur certains points de cette réforme. Vous attendez-vous à une forte participation ?
Oui, et il faut que le taux de participation soit le plus élevé possible, car la réforme doit ensuite passer l’épreuve du parlement, où des gens sont en embuscade. Le Parti de l’indépendance ou le Parti du progrès [les deux partis de droite, ndlr] peuvent encore faire dérailler le processus si la participation est faible.
Ce n’est pas gagné, si on considère le très faible taux de participation lors de l’élection des membres de l’assemblée constitutionnelle, de l’ordre de 30%...
C’est différent : il s’agissait de désigner 25 personnes sur une liste de 522 candidats. On n’avait pas prévu que tant de gens seraient candidats. Les électeurs se sont découragés à l’idée de lire 522 CV. Les médias ont répété que c’était compliqué, sans préciser que les électeurs n’étaient pas obligés de désigner 25 candidats : ils pouvaient aussi voter pour une seule personne. Je m’attends donc à bien plus de votants cette fois. J’espère qu’on dépassera 70%. Si c’est moins, je serai très déçue par ma nation. Et si c’est moins de 50%, je songerai sérieusement à quitter le pays.
Mais, pendant une crise, quand vous avez des problèmes financiers, des problèmes d’emploi, la réforme des institutions n’est pas vraiment une priorité... 
L'argent, toujours l'argent !!
Je connais l’argument. J’ai vécu dans ma vie, la plupart du temps, sous le seuil de pauvreté. J’ai fait ce choix parce que je suis une mère indépendante, et que j’ai préféré travailler de chez moi et m’occuper sérieusement de mes enfants. Il m’est arrivé de faire la queue à la soupe populaire. Mais même dans ces périodes, j’ai toujours essayé de m’impliquer dans la société. Je savais que si je ne faisais rien pour essayer d’agir sur la réalité, je ne connaîtrais jamais la société dans laquelle je souhaite vivre. Personne ne le fera pour moi.
Les femmes qui se sont battues pour leurs droits, avaient-elles l’assiette toujours pleine ? Ceux qui se sont battus pour les droits syndicaux, cherchaient-ils une augmentation de salaire ? Non, ils cherchaient à changer la société ! 
Ce qui me rend malade, c’est que quand nous avons commencé à manifester [fin 2008 ndlr], il y avait plus de gens dans le centre commercial que sur cette place ! Ils vont profiter aujourd’hui de ce que nous avons fait. Ne lèveraient-ils pas le petit doigt pour aller voter ? Les gens doivent comprendre que c’est l’avenir de leurs enfants qui est en jeu.
Le problème est en réalité mondial et il ne reste plus beaucoup de temps. Mais je suis optimiste : des millions de gens ont compris que c’était le moment d’agir. Et il y en a de plus en plus. On peut encore changer les choses à temps. J’y crois, car sinon, je rentrerais chez moi, je mettrais la télé sur “on” et moi sur “off”. Parfois, ce n’est pas l’envie qui me manque. Mais c’est bien plus excitant d’être dans l’action.
----------------------------
Pour les pirates qui doivent être nombreux ici :

Le Parti Pirate c'est quoi ? Ces citoyens qui veulent pirater la politique classique...

Les Pirates de La Louvière ont été invités à participer à un talk show "Power to the Youth Engagement des jeunes en Europe" dans le cadre de MONS2015.
Le talk show était live et le Café Europa de Mons était en connexion avec Sarajevo.
Nous ne sommes pas de grands orateurs, nous ne maitrisons pas la langue de bois de la politique classique. Soyez indulgents, nous ne sommes que des citoyens décidés à changer le monde pour un mieux... Nous sommes ouvert à la critique constructive, aidez-nous, rejoignez-nous ! 

Page facebook des pirates Louviérois :

Site web du Parti Pirate Belgique :

Lien vers la présentation :





---------------------------
Association Francophone des Universités Tous Âges de Belgique (asbl)

La super Université de Louvain en Belgique que je connais bien. Les personnes du nord de la France qui étaient scolarisés en Belgique en revenaient transformé et apte à faire face concrètement à al vie.
---------------------------
Autres vidéos :
 Le Parti Pirate à l'abordage des européennes 2014

Le Parti Pirate sur France 2 - Européennes 2014
France 2 a suivi le Parti Pirate lors du tournage du clip de campagne officiel aux Européennes de 2014.

Le Parti Pirate sur france 3 - Les Pirates-Beer
Vidéo datée du 14 avril 2012 avec comme intervenant sur le plateau Jérôme SAVARY (Acteur, Metteur en scène, Directeur de théâtre et d'Opéra français )

Présentation du Parti Pirate sur Antenne Centre - le 15/05/2014
Rejoignez le Parti Pirate de La Louvière sur Facebook :

Google Street View: Interview du Parti Pirate Rhône-Alpes
Lors du conseil municipal du 14 septembre, Étienne a poussé un coup de gueule contre le maire de Lyon, Gérard Collomb. Le sujet de cette colère: Google Street View, recense la ville de Lyon alors que le 4 juin 2010, la firme américaine a été contrainte de livrer à l'Union-Européenne deux disques durs contenant des données privées. Mots de passe d'accès à des boites mail et extraits de contenus de messages électroniques, ont été enregistrés «à l'insu des personnes», affirme la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), qui a carrément mis en demeure la société américaine et lui demandé d'arrêter ses collectes d'informations, qui ne respectent pas la loi Informatique et Libertés... sans réaction pour l'instant de la part de Google.
Damien Clauzel est chargé de l'arrimage du Parti Pirate (PP) à Lyon. Chercheur en informatique tourné vers l'humain, il travaille tant à l'université qu'en entreprise.
Bastien Arnette est étudiant en informatique réseau.
Espionnage Google. Pas d'espionnage par Google ! Il est Naïf !
Avec Pokemon, ils rentrent même chez vous.

Le parti Pirate s'engage dans les élections municipales avec la feuille de Cannabis en logo

Le Parti Pirate peut assurer une rénovation du pays
Dans l'émission "C dans l'air" sur France 5 du 5 avril 2013, Cynthia Fleury, philosophe, invitée sur le plateau annonce que le Parti Pirate, entre autres, peut assurer une rénovation du pays.

De Tunisie
Mohamed Boukoum présente le Parti Pirate
+31/10 - HALLOWEEN. L'HORRIBLE VÉRITÉ. 
Aujourd’hui, dans le monde entier, 
Halloween représente la fête la plus importante pour les satanistes.

On vous trompe, on se moque de nous et de nos enfants en nous faisant célébrer des actes horribles!
Ce qu’est vraiment Halloween? :
Une fête satanique de personnes qui font des sacrifices d’enfants.
La cabale détient, pour le moment, tous les média et est à l'origine de toutes les modes.

Halloween: Abus rituels et sacrifices: Témoignage :
Sur le site de par Jeanne Burgermister qui nous a alertés sur les danger de la vaccination H1N1 :

Je pourrais m’arrêter là, mais, je laisse pour les nouveaux lecteurs la suite de l’article que j’ai fait paraître l’an dernier. Vous y trouverez des liens vers un tas d’autres personnes qui ont osé faire de très importantes révélations.

Vidéo du site de Jeanne Burgermister qui a porté plainte contre Sarkozy au moment de l’infamie du vaccin H1N1 qui leur a tant rapporté.
Mais grâce aux lanceurs d’alerte, le pire a été évité
Nous avons été plus rapide pour Ebola, vu l’entraînement.
On y parle de Dutroux.....

Viols et sacrifices d'enfants, cannibalisme, témoignages de victimes françaises:

Une ancienne illuminati témoigne au sujet des sacrifices d’enfants dans les sous sols du Vatican.
Témoignage: Meurtres et sacrifices d'enfants chez les franc-maçons illuminati:

"Vivre l'enfer" - Abus rituels en Allemagne (2003)

Abus rituels et contrôle mental par des francs-maçons ? Témoignage de Kristin Constance – 2011
------------------
Histoire d’Halloween : Du sacrifice humain aux déguisements
 Halloween: Le 31 octobre sera l’occasion de se peinturer le visage, de se déguiser monstrueusement, mais surtout de jouer des mauvais tours à ces amis. Les origines celtiques d’Halloween sont bien connues, mais en êtes-vous sûr(e)s ? Retour sur les us et coutumes passées et présentes.

HALLOWEEN: SACRIFICES HUMAINS AUTOUR DU FEU
Étymologiquement, le terme «Halloween« est issu de l’expression anglaise «All Hallows Eve» qui a pour signification «La veille de tous les saints». 300 ans avant J.-C., une société secrète de druides, intermédiaires entre les dieux et les hommes, tenait sous son emprise le monde celte et les gaulois. Chaque année, le 31 octobre, ceux-ci célébraient en l’honneur de leur divinité païenne Samhain, un festival de la mort dans lequel Samhain revenait avec les esprits des morts. À cette occasion, cette fête s’accompagnait de chants et de jeux rituels à travers des sacrifices et la mise en place du «feu sacré». Tous les gaulois se devaient d’éteindre le feu de leur foyer pour que les druides, intermédiaires entre les dieux et les hommes, en rallument un nouveau afin de célébrer la nouvelle année à venir. Ce «feu sacré» assurait la protection du foyer, en réclamant des offrandes pour les dieux, exigeant parfois des sacrifices humains.
Ensuite, les Romains, après avoir conquis la Grande-Bretagne, ont ajouté à ces traditions celtes des rites issus d’une de leurs propres fêtes de la moisson. En effet, la conquête romaine va avoir une grande influence sur ces traditions celtiques en introduisant la tête de la moisson en l’honneur d’une déesse étrusque, Ponome. Par la suite, en 308, l’empereur romain Constantin accorde aux païens renouvèlement conquis le droit de conserver leur ancien rite du jour de Samhain. Il changea la date de la Toussaint des catholiques en la fixant le 1er novembre alors qu’à l’origine, on la célébrait en mai. En 840, le pape Grégoire IV instaure la Toussaint, en déclarant que le 31 octobre, les morts seraient célébrés. Les origines d’Halloween sont donc complètement païennes puisqu’il s’agit de célébrer l’esprit des morts.

LE NAVET COMME LANTERNE, ANCÊTRE DE LA CITROUILLE
À l’origine, pour éclairer leur chemin en allant de maison en maison, les prêtres celtes portaient des navets évidés et découpés en forme de visage, d’où brûlait une bougie faite avec de la graisse humaine de sacrifices précédents. Ces navets symbolisaient l’esprit qui allait rendre les malédictions efficaces. Ensuite , aux XVIIIe et XIXème siècle, quand cette coutume est apparue aux États-Unis, les navets ont été remplacés par des citrouilles! L’esprit qui habitait dans la citrouille était dénommé «Jack», selon un conte dans lequel un homme célèbre portant ce nom aurait été chassé du ciel et de l’enfer.
Contraint d’errer sur terre comme un esprit, le diable, pour le consoler, lui aurait donné le charbon ardent tiré de la fournaise, que Jack mit dans une betterave évidée pour éclairer son chemin la nuit. On remarque également concernant les couleurs des citrouilles d’Halloween que le orange et le noir font allusion aux contrastes entre la lumière et les ténèbres et peuvent aussi être reliées à l’occulte. En effet, ces couleurs n’étaient pas sans rapport avec les messes commémoratives pour les morts, qui avaient lieu le 1er novembre. Pour ce qui est des déguisements d’Halloween, le principe vient aussi des celtes. Autour du feu allumé par les druides pour guider les esprits, les celtes s’habillaient avec des déguisements effrayants afin de se protéger contre les esprits mauvais.

LE BUISNESS D’HALLOWEEN
Aujourd’hui, dans le monde entier, Halloween représente la fête la plus importante pour les satanistes. En outre, la date du 31 octobre pour fêter Halloween n’est pas une coïncidence. En effet, ce jour est l’un des quatre plus importants sabbats de sorcières d’après le calendrier celtique. Halloween est aussi le jour où l’on fête parallèlement le nouvel an du calendrier des sorciers. Enfin, on constate que pour les personnes ayant des pouvoirs «psychiques», les voyants et ceux qui se disent visionnaires, Halloween demeure la période la plus occupée de l’année.
------------------
Vous trouverez ici le témoignage de personnes impliquées dans les sacrifices humains qui témoignent, mais ne suivez pas les liens vers Henry Makow, certaines personnes nous révèlent des vérités d’un coté pour pouvoir mieux nous manipuler parfois à leur insu.
Vous retrouvez ici le témoignage de Svali et de bien d’autres qui ont osé parler au risque de leur vie.
----------
Les enfants orphelins non déclarés sont sacrifiés en silence pour satan..2013..

FR3 Sacrifices D'enfants en France

Sans le savoir Bachelot avoue tout sur les vrais dirigeants de la France...

Roland Dumas nous révèle qui gouverne la France.
31/10 - BOLLORÉ : A QUAND LA FIN 
DE LA MAIN MISE SUR LES MÉDIAS ?

Benjamin Fulford dit dans son dernier message :
"Il y a maintenant également des initiatives visant à reprendre le contrôle des médias privés à la Mafia khazar, particulièrement aux États-unis. C’est pourquoi AT&T a été autorisé à reprendre Time Warner après qu’on ait empêché Comcast de l’acquérir, selon des sources du Pentagone."

En France ça bouge doucement.

Médias. iTélé, cauchemar de Vincent Bolloré
Publié le 28/10/2016

Deux semaines après le début d’une grève sans précédent dans l’histoire des médias privés français, l’actionnaire majoritaire d’iTélé reste inflexible aux revendications des salariés. Une attitude qui pourrait se retourner contre lui, selon Politico.
Le conflit se durcit. Pour l’édition européenne de Politico, la chaîne d’informations en continu est même devenue “le cauchemar du magnat” Vincent Bolloré depuis le début de la mobilisation, lundi 17 octobre.

À une quasi-unanimité, les salariés d’iTélé se sont mis en grève pour réclamer la signature d’une charte éthique, la mise en retrait de l’antenne du présentateur Jean-Marc Morandini* accusé
 – mis en examen pour “corruption de mineur aggravée” – et des garanties sur l’indépendance éditoriale de la chaîne. 

Mais au douzième jour de grève, aucune avancée n’est à signaler et Vincent Bolloré, “suspicieux d’une profession composée selon lui d’agitateurs de gauche” ne semble pas disposé à négocier.
Si les journalistes obtiennent ce qu’ils cherchent…
Celui qui a toujours “fui les interviews et préféré tirer les ficelles depuis l’arrière-scène”, a tissé de forts liens avec les personnalités politiques du pays, notamment de droite, qui y voit l’une des raisons de son intransigeance :  
Cela explique pourquoi il a une position aussi inflexible : si les journalistes obtiennent ce qu’ils cherchent, la chaîne sera hors de son contrôle, et susceptible de devenir une arme contre ses alliés.”
Une attitude inflexible qui pourrait finalement s’avérer contre-productive. Alors que le deuxième débat de la primaire de droite doit être diffusé sur iTélé le 3 novembre prochain, la poursuite de la grève perturberait sa programmation. La rédaction s’est engagée à diffuser le débat “quelle que soit l’évolution du conflit” ; de leur côté, les candidats des Républicains mettent la pression pour une couverture conséquente.  

I TELE : "La rédaction, quelque soit l'évolution du conflit s'engage à diffuser et à donner l'écho nécessaire" au 2ème débat de la droite
“Avec le débat de la primaire, la décision de Bolloré se retourne contre lui. Les politiques qu’il pensait protéger risquent désormais d’être privés d’antenne à cause de son intransigeance”, avertit Politico.

------------------
Nouvelle formule imposée par Bolloré
Publié le 03/07/2015
Le propriétaire de Canal + a finalement annoncé que les Guignols seraient à l’antenne à la rentrée, mais sans doute dans une version modifiée. La presse européenne s’interroge  sur l’influence de l’homme d’affaires, agacé par l’insolence des marionnettes.
Mal éduqués, grossiers, féroces, irrespectueux, irrésistibles. Qui a peur desGuignols ?” s’interroge La Stampa. Sûrement Vincent Bolloré, “le nouveau grand patron de Canal+”, propriété du groupe Vivendi de Bolloré, avance le quotidien de Milan dans un édito intitulé : “Si la France a aussi peur des marionnettes”. La blague est finie pour l’homme d’affaires et industriel français, les marionnettes en latex doivent se taire. “La grande finance est-elle incompatible avec la satire ?” questionne La Stampa qui rappelle que le programme satirique lancé en 1988 sur Canal+ est “le rendez-vous incontournable de la télévision française”.
“Aberrant”

Outre-Atlantique, les motivations de cette décision suscitent les mêmes doutes.Variety évoque “certains commentaires qui auraient laissé entendre que Bolloré pourrait chercher à débrancher Les Guignols avant le début de la prochaine campagne présidentielle”. Avant de rappeler que Les Guignols “ont un effet certain sur l’opinion publique et sont réputés pour être plutôt de gauche”. Et que “Bolloré, lui, est plutôt du côté de Nicolas Sarkozy, que les Guignols n’ont pas épargné”.  
------------------------------------
Déclarations, licenciements, déménagement, arrivée de Morandini... la longue liste des provocs de Vincent Bolloré à i-Télé
Depuis juin, les journalistes de la chaîne d'information en continu tentent de se faire entendre face à un patron aux manières radicales.
24/10/2016
MÉDIAS - La direction d'iTélé, en butte à une grève massive qui paralyse la chaîne depuis huit jours, a annoncé ce lundi 24 octobre "la suspension" de l'émission de Jean-Marc Morandini -"Morandini Live", à l'origine du conflit, mais a assuré qu'elle "reprendra dès l'arrêt de cette grève".
Une décision improbable- décidée "pour des raisons opérationnelles"-, qui devrait être vécue comme une nouvelle provocation du patron Vincent Bolloré au sein de la chaîne d'information. Une décision polémique qui s'ajoute à une longue liste de controverses depuis le mois de juin. Retour sur plusieurs semaines de tensions.
Une première grève en juin
Les relations entre la direction et les salariés de la chaîne se tendent avec l'arrivée en mai du nouveau patron Serge Nedjar, un proche de Bolloré depuis dix ans, qui déclare notamment aux journalistes peu de temps après son arrivée: "Quand je vous vois, ça ne me donne pas envie".
Par ailleurs, l'annonce du non-renouvellement des contrats d'usage et des CDD, soit environ un quart des effectifs de la rédaction, est alors suivie d'une première grève au sein d'iTélé. Après celle-ci, la direction supprime finalement une dizaine d'emplois au lieu de la cinquantaine envisagée, mais se sépare des pigistes réguliers, qui assurent un bon tiers des reportages.

Après le départ du directeur de la rédaction Guillaume Zeller -dépourvu d'expérience dans l'info télé en continu- à la rentrée de septembre, une nouvelle tempête gagne les locaux de la chaîne le 7 octobre avec l'annonce de l'arrivée de Jean-Marc Morandini.

Baisse d'audience et arrivée de Morandini
Mis en examen pour "corruption de mineur aggravée", celui-ci doit animer à partir du 19 octobre une émission quotidienne, "Morandini Live", du lundi au vendredi de 18h à 19h. Aussitôt, la société des journalistes (SDJ) d'iTélé juge "inacceptable" cette arrivée et demande à la direction de "revenir sur sa décision".
"Nos audiences ont baissé à 0,8% depuis la nomination d'un nouveau patron pour la chaîne. Toute idée de rattraper BFM a été abandonnée. Nous subissons la concurrence de LCI. Et c'est pour cela qu'ils sont allés chercher Morandini", commente alors un journaliste d'iTélé, fataliste.

Le 11 octobre, les journalistes de la rédaction votent à 92,2% une motion de défiance contre leur direction, la deuxième en quatre mois. Trois jours plus tard, Jean-Marc Morandini demande dans une tribune publiée sur le site du journal Le Monde qu'on le "laisse travailler", alors que des journalistes de la chaîne l'appellent à renoncer à son émission.
Le même jour, la chaîne ouvre une "clause de conscience" pour les journalistes qui souhaitent partir plutôt que travailler avec Morandini. Une tentative de la direction qui n'apaise pas les esprits: le lundi 17 octobre, la rédaction vote une grève à 85 % des voix. Cela n'empêche pas le lancement de l'émission du journaliste le soir-même, intitulée "Morandini Live".

L'alerte du CSA
Tous les jours de la semaine jusqu'à vendredi, la grève des journalistes est massivement reconduite, tandis que Jean-Marc Morandini est le seul présent à l'antenne durant ce laps de temps.

Le gouvernement s'en mêle alors, Stéphane Le Foll souhaitant le 19 octobre que les journalistes d'iTélé et la direction "puissent retrouver les voies d'un dialogue". Le lendemain, le CSA se dit "vivement préoccupé quant à la pérennité de la chaîne iTélé", après avoir auditionné le numéro 2 de Canal+, Jean-Christophe Thiéry.

Au cinquième jour de grève le vendredi 21 octobre, les salariés d'iTélé réclament au gouvernement la nomination d'un médiateur pour sortir de ce blocage sans précédent. Interrogée par Le Parisien, la ministre de la culture Audrey Azoulay dénonce alors une "trumpisation de l'information", actuellement en cours selon elle dans les locaux de la chaîne d'information en continu du groupe Canal+.

Le week-end, la tension monte encore d'un cran, en raison d'un déménagement brutal des bureaux d'iTélé pour faire place à la rédaction de Direct Matin (propriété de Vincent Bolloré). Des affaires personnelles de journalistes sont notamment mises dans une benne à ordure.
Faute d'avancée, les salariés d'iTélé ont décidé ce lundi 24 octobre de reconduire leur grève jusqu'à mardi 11h30, à 85% des votants, pour un 8e jour consécutif. "La mobilisation est toujours forte, nous sommes très déterminés", a affirmé la SDJ dans la matinée.
---------------------
Jean-Jacques Bourdin pense que "Vincent Bolloré va virer Jean-Marc Morandini" d'iTélé
22/10/2016
Jean-Jacques Bourdin pense que "Vincent Bolloré va virer Jean-Marc Morandini" d'iTélé
Jean-Jacques Bourdin soutient à son tour iTélé. 
Invité à commenter la situation dans la chaîne info du groupe Canal+, le journaliste n'a pas mâché ses mots, ce samedi 22 octobre sur France 5. L'intervieweur vedette de BFMTV et RMC (groupe Altice/NextRadioTV) s'est d'abord étonné de la façon dont Vincent Bolloré dirige le groupe média dont il a récemment pris le contrôle: " Monsieur Bolloré est lamentable ! Il a commencé à tuer Canal+, il est en train de tuer iTélé. C'est quand même extraordinaire quand on est propriétaire..." s'est-il agacé sur le plateau de C l'Hebdo.
Au terme d'une semaine de grève à iTéle, Jean-Jacques Bourdin décidément très en verve sur le sujet a poursuivi en prédisant... l'éviction imminente de Jean-Marc Morandini dont le recrutement est notamment à l'origine du mécontentement du personnel d'iTélé.
"D'abord, Vincent Bolloré va virer Morandini, c'est presque fait" a-t-il pronostiqué au grand étonnement de sa compagne, la journaliste Anne Nivat, présente à ses côtés. Et de préciser son analyse de la situation : "Bolloré va sortir Morandini de l'antenne. Il ne peut plus garder Morandini. C'est intenable. C'est in-te-nable".


À Jean-Michel Aphatie qui lui opposait le principe de la présomption d'innocence, Jean-Marc Morandini étant mis en examen pour "corruption de mineur aggravée", Jean-Jacques Bourdin a rappelé les prouesses, peu compatibles avec la déontologie journalistique, de l'animateur controversé au cours de sa première semaine d'antenne sur iTélé.

"Il s'agit d'être digne quand on fait ce métier. Et ce qu'il a fait à l'antenne... personnellement si je faisais ça, je ne pourrais plus me regarder dans le miroir" a conclu Jean-Jacques Bourdin.